L'intervention médicale de grossesse (IMG)

Chaque grossesse est unique, chaque établissement a son protocole pour prendre en charge l'interruption d'une grossesse. C'est pourquoi il est important de poser un maximum de questions aux médecins et aux sages-femmes qui s'occuperont de l'interruption médicale de grossesse (IMG) : eux seuls sont aptes à répondre très précisément aux questions des parents.

Le texte suivant est juste une base pour dialoguer avec les équipes.


L'attente

La période entre l’annonce d’une malformation, la décision à prendre relative au devenir de la grossesse, le choix de faire pratiquer une interruption médicale de grossesse (IMG) et l’hospitalisation est souvent très délicate à vivre pour les parents. L’enfant est encore vivant, la mère le sent parfois bouger en elle, le père en a le contact à travers le ventre de sa femme, alors qu’il faut se préparer à sa mort.

Prendre du temps pour préparer cet accouchement est essentiel, même si on a très souvent envie que tout se termine le plus rapidement possible.

Une fois que l'autorisation d'interrompre la grossesse a été accordée par deux médecins d'un Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) (cf. ci-dessous), des rendez-vous sont prévus pour préparer l'accouchement. Les délais entre les rendez-vous permettent de prendre le temps qu’il faut pour réfléchir et poser toutes les questions souhaitées.
L'entretien pré-IMG

Les informations sur le déroulement de l’IMG seront délivrées par un médecin ou une sage-femme : le couple peut poser les questions qui le préoccupent et exprimer ses souhaits. Il lui est toujours possible de changer d’avis à tout moment.

Il ne faut pas hésiter à rédiger une liste de toutes les questions à poser. Aucune n’est tabou ni morbide, l’essentiel étant de comprendre parfaitement le déroulement de l’IMG.

La consultation d'anesthésie

C’est une visite chez l’anesthésiste, avec une prise de sang et parfois un électrocardiogramme, pour avoir connaissance des antécédents de la mère, des allergies et pour s’assurer que sa condition physique permet une anesthésie.

C’est également l’occasion de s’informer sur les analgésies possibles et leur déroulement (péridurale, rachianesthésie, etc.) : aucune n’est obligatoire, bien que souvent recommandée. Il existe la possibilité d’être « endormie » (anesthésie générale très courte) au moment de l’expulsion du bébé (elle n’est pas obligatoire non plus, c'est vous qui choisissez) mais cela n’empêche pas de souffrir psychologiquement par la suite. De plus, le « travail de deuil » peut être compliqué du fait de ne pas avoir vécu concrètement la mise au monde de son enfant, même mort-né.

Il est toujours possible de changer d'avis entre la consultation et l'accouchement.